Formation sur l’ergonomie web et l’accessibilité

Le 11 février 2009

Cette formation fut animée par Elie Sloïm (expert en qualité web et directeur de la société Temesis) et Christophe Bigot (expert en ergonomie web).

Un site internet parfait n’existe pas

L’objectif d’un site internet est avant tout de ne pas générer de frustration chez l’internaute. En effet on se fait une image visuelle du site sur lequel on navigue en moins d’une seconde. Et chose étrange on identifie plus rapidement les sites qui ont leur logo en haut et à gauche, comme si nous nous étions habitués à ce réflexe. Après toujours pour éviter de faire partir le visiteur, un site rapide, clair où l’information est rapidement accessible sont des points supplémentaires dans la qualité du site. Après en terme d’accessibilité le niveau le plus haut est bien entendu la population aveugle (voir une vidéo d’utilisation d’une personne non voyante)

Qualité du site

Il est clair qu’il existe un nombre de rêgles à éviter pour produire un « bon » site. Entre autres :

  • éviter la page tunnel : pour sélectionner un langue ou pire pour nous inviter à renter,
  • mettre les informations liées à la société,
  • respecter les standards W3C,
  • avoir à la fois le contenu et le design travaillés pour le web (ne pas faire une copie de la plaquette par exemple)
  • un accès sécurisé pour toute commande ou affiché d’information sensible
  • etc

Elie Sloïm à travaillé lors de ses formations, et après plusieurs mois de débats sur les forums, le corpus des bonnes pratiques voyait le jour.

L’utilisation abondante des CSS

Il est clair que les CSS donneront toujours plus de flexibilité et d’accessibilité que d’autres technologie comme Flash. Le site doit pouvoir être torturé, cassé par les internautes sans trop souffrir du point de vue graphique. C’est ce que les formateurs ont appelé la dégradation élégante. Je rentrerai dans un prochain article sur ce qu’on peut appeler un design qui se dégrade élégamment.

Optimisation des éléments multimédia

Un site qui s’affiche en moins de 0,1 seconde est un site efficient, entre 0,1s et 1s il s’agit d’un site efficace après au déla de 1s l’attention se détériore et fait place à l’énervement. Au bout de 10sec notre cerveau est passé à autre chose et le site qui peine à s’afficher sussite moins d’attention. Sans forcément parler de tenue en Charge (QoS), Elie Sloïm a pris l’exemple du site l’équipe.fr qui gagnerait de précieuses secondes de chargement si toutes ses images étaient plus légères.

Smushit.com est un outil en ligne qui optimise vos images. Les promesses sont tenues, car Smushit.com ne cherche pas à gagner de la place en dégradant les images, mais en supprimant tout ce qui n’est pas nécessaire sans en altérer la qualité visuelle (métadonnées, indications de formats, réduction du nombre de couleurs si possible, passage de GIF à PNG, etc…). Ce site propose également une extension pour Firefox qui s’avère très rapide : vous allez sur une page web, vous cliquez sur le logo et voila toutes les images optimisées. Si vous avez le temps essayez le sur des sites connus (avec plus de 100 000 visites/jour)… Vous verrez que certains pourraient être 2X plus léger.

Conclusion

La qualité et l’ergonomie s’applique à un type de site, un secteur d’activité et aussi aux internautes qui vont surfer dessus. En d’autres termes il n’existe aucune recette car chaque site doit chercher la simplicité et l’optimisation dans chaque composantes du site (information, navigation, éléments multimédia…). Après le succès d’un site ou de toute autre appareil est laissé au public. Certaines marques comme Apple utilisent beaucoup le feedback utilisateur afin de se conforter leurs choix et de rassurer la communauté. L’utilisateur final restera toujours l’arbitre, donc le développement d’un site en parallèle de test utilisateur se fera de manière plus courante dans les projets web (compter une journée de test à raison d’une personne par demi-heure).


2 Commentaires sur "Formation sur l'ergonomie web et l'accessibilité"

  • Christophe
    17 février 2009 (1:43)

    Pour la partie ergo, la conclusion concernant les tests utilisateurs mérite des précisions. Il est dangereux de faire des raccourcis en disant « il faut tant de temps, tant de personnes » car tout est affaire de contexte, et quand j’en ai parlé lors de la formation, la notion d’économie était bien sûr en filigrane car le débat avait débuté avec la phrase d’une participante « les tests utilisateurs ça coûte cher ».

    Pour des tests utilisateurs sérieux, plus il y a d’utilisateurs testés, mieux c’est. On s’accorde pour dire -ce sont des tendances issues d’observations dans un contexte particulier et pas des règles absolues- que :
    20 utilisateurs permettent de révéler 95% des problèmes d’utilisabilité
    10 utilisateurs permettent de révéler 80% des problèmes
    Il est ensuite possible d’optimiser avec une approche itérative : par panels de 5 à 8 utilisateurs, entre chaque session on modifie la maquette ou l’application pour remettre à l’épreuve le site. Cette méthode, plus économique et réactive, donne de bons résultats si on prend garde toutefois à la qualité du recrutement des utilisateurs, ce qui m’est difficile de développer ici.

    Sur la durée du test, tout est possible même si dans la pratique on dépasse rarement 2 heures. Personnellement j’utilise des sessions d’une heure, dont 45 minutes exclusivement dédiées au test lui-même devant l’écran, et je limite volontairement les tests à 6 par jour (debriefing à chaud entre chaque session + fatigue car c’est très éprouvant pour l’animateur).

    Ressources sur le sujet : Steve Krug détaille clairement le déroulé de tests à l’économie dans son excellent livre « don’t make me think », Amélie Boucher dans le sien « ergonomie web » donne une autre approche complémentaire, voir aussi sur ergolab, et le fameux article de Jakob Nielsen (qu’il faut contextualiser) et des études plus récentes contradictoires notamment de Spool et Schroeder, ce qui tend à démontrer le danger de citer un nombre d’utilisateurs comme règle absolue.

  • David
    17 février 2009 (1:45)

    Merci Christophe de ton retour, il est vrai qu’en relisant l’article je ne parle des tests utilisateurs qu’à la fin dans une parenthèse. C’est sûr que cela mériterait d’être étoffé. Je viens de tempérer la conclusion en enlevant le coté quantitatif des tests utilisateurs.